Le Pont des amants de l'amant

21 juin 2008

What has become of you?

"Il les garderait toutes les deux dans de grands cubes séparés. Ça serait probablement le seul moyen.Rapidement il deviendrait je, car il est futile dans ce style de nier l'autobiographie.Je serais maître du silence et du temps, un centre inévitable et concentrique.L'une des deux, constante, serait la plus forte, l'autre mouvante, parfois plus intense. Il faudrait alterner, simultanéiser, mais ne jamais confondre. L'ordre est clair: la deuxième, tu ne la toucheras jamais. N'ose jamais y penser; si tu le fais, envoie-toi la lèpre,... [Lire la suite]
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18 mai 2008

Encore des Ivresses...

Cette fois-ci, il s'agit d'un poème en prose, intitulé "Progression", lui aussi rédigé après absorption d'alcool: "Par trois fois j’ai vu la mort et son polaroïd figer l’expression de mon dégoût, et les trois photographies qui en sont issues tapissent mon mur. On y voit les débuts, les balbutiements, qui font pâlir d’envie le roi qui désormais porte sa couronne au dessus des mers amères. Mais la mort était là, elle aussi, en ces temps, et je ne me souviens pas avoir fait autre chose que sacrifier les taureaux... [Lire la suite]
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11 mai 2008

Poème alcoolisé

Je vous ai déjà parlé du recueil Les Ivresses, qui rassemble les écrits poétiques que Bann composait sous l'influence de l'alcool. En voici un dont j'ai compris récemment -ou du moins, je le crois- le sens profond: "Mourons, mourons ensemble, nous serons bienheureux Et nous verrons mourir avec nous le néant Qui a cru nous nourrir, et  comme l'un d'entre eux Celui qui sait le vrai, lui qui est différent Lui qui sait découvrir avec des yeux sans vie La vraie mort de l'esprit, qui passé quarante ans Se fait porte parole... [Lire la suite]
Posté par Gerald Pessoa à 13:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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