Le Pont des amants de l'amant

14 octobre 2012

Le haïkours - 4

Quelques haïkours encore (tirés bien sûr du fameux Quarante-huit haïkours à lire l'air de rien).   Tourisme tribalJ’envie et crois tes TalmudsTon poème à mots criés-Papiers-Veux-tu violer des orbes mous ?Prendre Aphrodite entre deux jambes ?Cochon de soie !Johnny Cash en fuitePour trois moisCourtRejoins-le céans mon fils !Et sois plus prophétiqueJe suis d’or et d’AfriqueJ’ai pointé mon miracle à l’aune de ces criquesJ’ai vidé ma vaticanetteAh que craint Sarah ?Nous avions avionsEt trains d’enfer tièdei Dios mio !C’est au... [Lire la suite]

14 octobre 2012

Le haïkours - 3

Voici deux autres haïkours, ceux-là d'un ton différent de ce que j'ai pu poster précédemment. On y voit en effet, et plus particulièrement dans le second, une structure, une ligne de sens, se dessiner plus évidemment. Signe de maturité? Ils se trouvent sur la fin du recueil Quarante-huit haïkours à lire l'air de rien, mais rien n'indique que l'ouvrage montre les poèmes dans leur ordre de composition.     Planant RERJe saute de toi et glisseAu trium virat des gnousLes lions n’ont pas de genouxEt me voici au clan des consEt... [Lire la suite]
12 mai 2012

Le haïkours - 2

Dans l'article précédent j'ai parlé du haïkours, poème à forme fixe dont chaque vers obéit à une contrainte métrique, sémantique et/ou stylistique différente. Voici un autre poème extrait du recueil Quarante-huit haïkours à lire l'air de rien:     De l’hôtel finiJ’ai vu le groom mort qui couleSur les coins de tout écranSuis à cranAvec la violence des veauxEt les séismes de KyushuPleins de renardsA la Patti Smith.Horloge-eau !Bouh !Ne coule plus vilaine atroce !Ecarte la missionSois chrome contre l’heureJe veux porter ma... [Lire la suite]
23 octobre 2011

Le haïkours - 1

"Pourquoi j'ai appelé ça le haïkours? Eh bien, vous avez déjà vu un ours? C'est très grand." J'ai déjà parlé de l'intérêt -maladif, diront les femmes de sa vie- de Yaruch Bann pour les poèmes japonais à forme fixe, et plus particulièrement le haïku auquel il s'essaiera tout au long de sa vie. J'ai également mentionné le sixiku, création bannienne à partir de ce même haïku qu'il allonge et crible d'encore quelques contraintes thématiques et formelles. En voici maintenant la forme poussée à l'extrême: le haïkours.Quand le haïku... [Lire la suite]