Le Pont des amants de l'amant

24 novembre 2016

La Poésie Ovoïde

Voilà bien longtemps que je n'ai pas ajouté d'article ! Et je me rends compte que le mois prochain cela fera 10 ans (déjà !) que j'ai créé ce blog pour rendre hommage à l'oeuvre du "Never Satisfied Man". Durant toutes ces années, j'ai  tenté de rendre compte des nombreuses manifestations de la créativité Bannienne. Mais pour être parfaitement honnête, j'avoue m'être parfois senti seul et limité dans ma démarche : D'abord parce que les ressources concernant Yaruch Bann sont extrêmement rares et difficiles à trouver. D'autre... [Lire la suite]
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14 octobre 2012

Le haïkours - 4

Quelques haïkours encore (tirés bien sûr du fameux Quarante-huit haïkours à lire l'air de rien).   Tourisme tribalJ’envie et crois tes TalmudsTon poème à mots criés-Papiers-Veux-tu violer des orbes mous ?Prendre Aphrodite entre deux jambes ?Cochon de soie !Johnny Cash en fuitePour trois moisCourtRejoins-le céans mon fils !Et sois plus prophétiqueJe suis d’or et d’AfriqueJ’ai pointé mon miracle à l’aune de ces criquesJ’ai vidé ma vaticanetteAh que craint Sarah ?Nous avions avionsEt trains d’enfer tièdei Dios mio !C’est au... [Lire la suite]
14 octobre 2012

Le haïkours - 3

Voici deux autres haïkours, ceux-là d'un ton différent de ce que j'ai pu poster précédemment. On y voit en effet, et plus particulièrement dans le second, une structure, une ligne de sens, se dessiner plus évidemment. Signe de maturité? Ils se trouvent sur la fin du recueil Quarante-huit haïkours à lire l'air de rien, mais rien n'indique que l'ouvrage montre les poèmes dans leur ordre de composition.     Planant RERJe saute de toi et glisseAu trium virat des gnousLes lions n’ont pas de genouxEt me voici au clan des consEt... [Lire la suite]
12 mai 2012

Le haïkours - 2

Dans l'article précédent j'ai parlé du haïkours, poème à forme fixe dont chaque vers obéit à une contrainte métrique, sémantique et/ou stylistique différente. Voici un autre poème extrait du recueil Quarante-huit haïkours à lire l'air de rien:     De l’hôtel finiJ’ai vu le groom mort qui couleSur les coins de tout écranSuis à cranAvec la violence des veauxEt les séismes de KyushuPleins de renardsA la Patti Smith.Horloge-eau !Bouh !Ne coule plus vilaine atroce !Ecarte la missionSois chrome contre l’heureJe veux porter ma... [Lire la suite]
23 octobre 2011

Le haïkours - 1

"Pourquoi j'ai appelé ça le haïkours? Eh bien, vous avez déjà vu un ours? C'est très grand." J'ai déjà parlé de l'intérêt -maladif, diront les femmes de sa vie- de Yaruch Bann pour les poèmes japonais à forme fixe, et plus particulièrement le haïku auquel il s'essaiera tout au long de sa vie. J'ai également mentionné le sixiku, création bannienne à partir de ce même haïku qu'il allonge et crible d'encore quelques contraintes thématiques et formelles. En voici maintenant la forme poussée à l'extrême: le haïkours.Quand le haïku... [Lire la suite]
22 avril 2011

Le puits sans fond

Mon âme est un peu Comme un puits sans fond Ecoutez, j'y jette une pierre:                           ... [Lire la suite]
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23 janvier 2009

Quelques haïkus

Voici quelques haïkus tirés du recueil Haïkus courts, publié par Bann en 1967. Les deux premiers appartiennent à la section "Haïkus apocalyptiques":            Un globe en crevasses Des enfoirés qui grommellent Et moi qui me marre *** Croquemort en flammes Hurlant dans mon jardin noir L’offrande était faible Dans certaines éditions, le dernier vers de ce haiku est modifié de cette manière: Croquemort en flammes Hurlant dans... [Lire la suite]
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21 septembre 2008

La dernière oeuvre de Bann

Voici ce qui peut s'apparenter au dernier écrit de Yaruch Bann, si l'on excepte le message mystérieux laissé chez lui le jour de sa disparition. Il s'agit d'un poème diffusé indépendamment de toute édition papier: Bann s'est efforcé de faire de son poème une tradition orale, qui progressivement deviendrait une oeuvre anonyme. "Quand les gens auront oublié qu'il s'agit de mon poème, confiera-t-il lors d'une interview, sa réalité s'imposera au monde. Il ne sera plus le gribouillage passager d'une carcasse humaine encore chaude,... [Lire la suite]
28 mai 2008

Poème de jeunesse

Bien avant l'écriture alcoolisée, Bann a écrit, dans sa jeunesse, d'autres poèmes sous contrainte. Je passerai les innombrables "poèmes de cuisine", poèmes de salle de bain" et "poèmes après avoir subi un passage à tabac", pour me concentrer sur le "poème d'examen". Le poème d'examen, comme son nom l'indique, se compose durant une épreuve scolaire, sur une feuille de brouillon. Il n'y a pas de contrainte métrique spécifique, seule compte que les vers soient écrits durant l'examen, malgré l'angoisse... [Lire la suite]
11 mai 2008

Poème alcoolisé

Je vous ai déjà parlé du recueil Les Ivresses, qui rassemble les écrits poétiques que Bann composait sous l'influence de l'alcool. En voici un dont j'ai compris récemment -ou du moins, je le crois- le sens profond: "Mourons, mourons ensemble, nous serons bienheureux Et nous verrons mourir avec nous le néant Qui a cru nous nourrir, et  comme l'un d'entre eux Celui qui sait le vrai, lui qui est différent Lui qui sait découvrir avec des yeux sans vie La vraie mort de l'esprit, qui passé quarante ans Se fait porte parole... [Lire la suite]
Posté par Gerald Pessoa à 13:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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