Le Pont des amants de l'amant

08 septembre 2007

Le Troisième Haiku

Voici venu enfin le troisième et dernier haiku-tatouage de Yaruch Bann, et certainement le plus énigmatique des trois: Shikushiku to-pleurant, la paix dans l'âme-Tantan toCe tatouage se situe sur son bras gauche, et les expressions "Shikushiku to" et "Tantan to" sont empruntées au japonais. Cependant je ne suis malheureusement pas expert en japonais, aussi je fais appel à ceux d'entre vous qui le sont pour nous éclairer sur le sens de ces mots! Bann s'est fait faire ce tatouage à son retour du Japon, en 1972.... [Lire la suite]
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18 mai 2007

Le Deuxième Haiku

Comme promis, voici un autre des trois haikus-tatouages de Yaruch Bann, celui-là situé sur son épaule droite: Agrippe mes yeux!Tu rutiles dans la nuitAdultère amieLe troisième viendra très bientôt!
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07 mai 2007

Encore un haiku

Toujours dans la série des oeuvres de PSL, voici l'un des haikus que Yaruch Bann a fait tatouer sur son corps: Géniale engeance!La voyagerie nubileDe l'oiseau aveugle... Dans ce haiku inscrit sur son omoplate, on remarque le néologisme bannien "voyagerie", qui correspond à l'idée de "partir pour partir", de s'enfuir légèrement: en un mot, l'évasion courte mais fréquente. Je me surprends à suivre les règles élémentaires de la série télévisée (oui, je suis conditionné par la lecture de Soixante Minutes!): je... [Lire la suite]
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07 mai 2007

Le Nénuphar bubonique

J'ai précipité le lagon sidéral, la vie inouïe et veloutée,Le crabe et l'archipel qui rient Jean-Jacques GoldmanFange résidentielle et glaciale, parfois caverne turquoiseTu croques ton éclat, vois les langours qui bercent Pourtant, j'ai dédié, toujours vert, glissant la grenouilleQuand les funambules et les insensibilités, balancés par la brisure,Craignaient les âcres soleils, les pourpres écrasés qui voguentEt c'est trop de fendre, quand on s'éteint droit C'est ocre de dormir, étriqué d'être éclosionMais je remplis l'hiver et... [Lire la suite]
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09 avril 2007

La poésie sans les livres

Je vous ai parlé plus haut de l'aversion de Yaruch Bann envers la peinture sur toile, et encore plus haut, je vous ai évasivement parlé du mouvement "poésie sans les livres".Il apparait évidemment que ce mouvement artistique est lié au traumatisme que je viens d'évoquer; mais pour aller plus loin, je pense que ce travail de Bann est l'illustration de la puissance créatrice de la destruction: sans la disparition de ses toiles, il n'aurait peut-être jamais inventé ce nouveau concept.Mais trêve de prolégomènes... [Lire la suite]
Posté par Gerald Pessoa à 14:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]